Les vins issus du mode de production biologique
Le mode de production biologique dont la viticulture biologique fait partie, a Ă©tĂ© reconnu par un dĂ©cret loi de 1981. On parle plutĂ´t de vins issus de raisins produits en agriculture biologique, la vinification des vins biologiques n’Ă©tant pas pour l’instant rĂ©glementĂ©e dans un cahier des charges.
MalgrĂ© tout la FNIVAB (fĂ©dĂ©ration nationale interprofessionnelle de vins biologiques)a mis au point une charte de vinification. Celle Ă©tablit entre autres, l’Ă©limination de tout traitement chimique.. mais n’a pour l’instant aucun caractère officiel.
Le mode de production biologique a pour but de respecter la nature et pour ce faire interdit aux viticulteurs qui produisent en mode biologique le recours aux produits chimiques et de synthèses.
- La terre est fumée avec des engrais naturels, de préférence transformés en compost pour éliminer les éléments inutiles.
- Les herbicides ne sont pas tolérés et les mauvaises herbes sont éliminées par binage ou par feu.
- La bouillie bordelaise, mĂ©lange de sulfate de cuivre et de chaux, est utilisĂ©e ainsi que le soufre pour prĂ©venir l’oĂŻdium et autres maladies de la vigne.
- Différentes méthodes naturelles sont employées pour se protéger des ravageurs comme le ver de la grappe ou la cicadelle.
L’important est de prĂ©server l’Ă©quilibre entre les diffĂ©rentes formes de vies de façon Ă maintenir une activitĂ© biologique importante.
Le viticulteur qui désire se convertir au mode de production biologique doit le faire progressivement dans une période de trois ans et il est contrôlé régulièrement.
I.Puzelat
Les vins issus de l’agriculture raisonnĂ©ee
La lutte raisonnée oppose aux traitements chimiques massifs de la méthode classique un traitement adapté à chaque situation et tente de minimiser les interventions chimiques au strict nécessaire.
Intermédiaire entre le mode de production traditionnel et biologique, elle utilise des produits agropharmaceutiques, mais sans excès.
Elle se dĂ©finit comme une viticulture respectueuse de l’environnement, Ă©conomiquement viable pour le producteur. Ses mĂ©thodes vont chercher Ă maintenir une diversitĂ© biologique de l’Ă©cosystème viticole et des ses alentours.
L’Ă©conomie des traitements chimiques sur le vignoble est possible par des mĂ©thodes de substitutions basĂ©es sur l’observation de la mĂ©tĂ©o.
Le temps conditionne la prĂ©sence de ravageurs ou de champignons. En anticipant les risques de maladies ou les attaques par les ravageurs, le viticulteur peut trouver le traitement appropriĂ©. Il ne va pas pulvĂ©riser quinze fois dans l’annĂ©e si cinq traitements suffisent, Ă condition qu’ils soient prodiguĂ©s au bon moment.
Dans la lutte raisonnĂ©e, le viticulteur raisonne sur le choix des produits utilisĂ©s et sur les Ă©poques d’application, en rapport avec le climat. Les avantages se font sentir en terme de qualitĂ© de raisins et une meilleure rĂ©ponse aux attentes actuelles des consommateurs autour de la sĂ©curitĂ© alimentaire, et environnementale.
I.Puzelat


