Façons culturales

Les conduites de la vigne

Les systèmes de conduites sont définis par la combinaison d’un ensemble de paramètres :

  • la densité de plantation et la hauteur du tronc
  • la taille
  • le palissage

Pour chacun de ces paramètres le vigneron fait des choix qui découlent de ses objectifs en terme de qualité de raisin, mécanisation, coûts de production.

Il y’a une interdépendance entre tous ces paramètres. Dans le cadre d’une production AOC, certains sont fixés par décret comme les modes de culture, l’écartement entre les rangs de vignes.

La densité de plantation :

Elle peut varier de 1500 à 10 000 pieds/ha.

Les vignes sont à écartements importants de 3m et plus entre les rangs, souvent pour des raisons de mécanisation. A trois mètres on considère qu’on a affaire à des vignes larges.

Les vignes étroites sont plantées à moins de 2 mètres.

La distance la plus souvent conseillée est 2,50 mètres.

Plus la distance est grande et plus la hauteur de feuillage doit être importante.

C’est pour cela qu’en vignes larges, le palissage est particulièrement étudié.

A moins d’un mètre il peut y avoir une certaine concurrence au niveau de la végétation et du développement du système racinaire.

On rencontre des vignes à ras du sol et d’autres à plus de 2 mètres de hauteur.

La longueur de la taille des bourgeons dépend de la fertilité des cépages sur les yeux de la base et également des objectifs en terme de productivité de la vigne et de la densité des pieds.

La taille :

Les vignes non taillées restent des lianes, forment des buissons ou sont rampantes sur le sol.

Dès que leurs vrilles arrivent à s’accrocher à des arbres, des piquets, des murs, elles s’élèvent en hauteur et étendent leurs rameaux.

Les bourgeons les plus élevés des sarments entrent en végétation et ce comportement provoque l’allongement et l’affaiblissement des charpentes.

Si on laisse les vignes non taillées, trop de bourgeons entrent en végétation.

Les rameaux seront grêles, et de faible vigueur. Les récoltes seront abondantes

et les grappes seront petites et peu sucrées.

Les formes de tailles étaient autrefois très nombreuses et se concentrent aujourd’hui sur quelques types :

Le gobelet

C’est une forme de conduite traditionnellement utilisée dans le midi méditerranéen et adapté à la physiologie de la vigne sous ce climat.

Il existe plusieurs types de gobelet selon les régions (Provence, Languedoc Roussillon) avec des variantes concernant le nombre de bras, leur longueur, leur angle d’ouverture et leur ramification.

Elle n’est cependant pas compatible avec une mécanisation complète des opérations culturales.

Le cordon de Royat

C’est une forme conseillée aujourd’hui pour une production de qualité en relation avec une mécanisation du vignoble.

La taille guyot

La forme la plus classique, quand on pratique une taille longue et la plus simple à réaliser.

La lyre

Elle est adaptée aux vignes larges, avec un minimum de soutien du feuillage. C’est surtout un principe de conduite qui s’adapte à des situations diverses.

Elle serait le meilleur système de conduite connu pour les zones tempérées que ce soit pour la qualité mais aussi la production. La mécanisation de la vendange y est possible dans de bonnes conditions et son principe demeure opérationnel pour bon nombre de terroirs.

Le palissage :

« L’obligation de palisser dépend de la forme de la taille choisie, de la vigueur, du port des cépages.

Les fils de fer permettent de maintenir la vigne sous forme de haie.

Les techniques changent suivant les régions.

Certains mode de tailles ne nécessitent pas de palissage comme la taille gobelet. »

I.Puzelat

Façons culturales :

Elles étaient appliquées autrefois à la vigne et avaient plusieurs rôle :

Elles étaient destinées à améliorer les propriétés physiques du sol comme l’ aération, l’enfouissement des fumures, l’adaptation au régime hydrique.

Elles avaient pour but de maintenir les racines en profondeur, de lutter contre les mauvaises herbes, de protéger les souches contre le froid de l’hiver.

Il en a découlé une multitude de variantes dans les techniques d’entretien :

  • Le travail du sol sans désherbage chimique
  • Le travail du sol avec désherbage chimique sur le rang
  • La non-culture avec différents programmes de désherbages
  • Enherbement
  • Enherbement naturel maîtrisé

Le choix d’une technique d’entretien des sols dépend de la nature du sol et de son environnement mais aussi des objectifs recherchés par le vigneron.

I.Puzelat

L’éclaircissage ou vendanges en vert :

L’éclaircissage consiste à faire tomber les grappes du second niveau en gardant celles de la base qui sont les plus alimentées, car elles bénéficient de la sève montante.

Cette suppression des grappes excédentaires permet de limiter le rendement à l ’hectare souvent imposé par les AOC.

L’éclaircissage permet à la vigne de conserver ses réserves et donc d’éviter l’épuisement.

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